Pommes de terre au romarin

IMG_7113

Pour 4 personnes

1 kg de pommes de terre à chair ferme
3 branches de romarin
3 oignons (rouges et/ou jaunes)
huile d’olive
1 tête d’ail
sel
poivre
paprika

Peler les pommes de terre (petites ou de taille moyenne) et les faire cuire entières à l’eau pendant 20 minutes. Égoutter et réserver.

Préchauffer le four à 200°C.

Peler les oignons et les couper en deux ou quatre selon leur taille. Effeuiller les branches de romarin.

Arroser d’huile d’olive le fond d’un grand plat à gratin. Ajouter les feuilles de romarin, les quartiers d’oignons, les gousses d’ail chemisée (ne pas enlever la peau), du sel, du poivre, une bonne cuillère à café de paprika et les pommes de terre. Mélanger pour bien enrober les pommes de terre.

Enfournez pendant 30 minutes. Les pommes de terre doivent bien dorer.

Servir avec une salade verte ou autres crudités.

***

Si vous utilisez des pommes de terre type grenaille, la peau est tellement fine qu’il est inutile de peler.

Les oignons et l’ail rôtis se mangent bien sûr, c’est un régal même !

logo

Saint-Valéry-sur-Somme : La flore et un bouquet

Retour du côté de la plage. Le temps était à la grisaille ce matin là … et pas un chat, nous étions comme seuls au monde.

20160818_101014

20160818_102042

La flore de l’estuaire de la Baie de Somme est constituée de nombreuses plantes halophiles, c’est à dire qu’elles vivent en milieu salin.

Ce tapis couleur lilas est formé de Lilas de mer (Limonium vulgare). L’effet était superbe, comme un tapis de bruyère.

IMG_7586

 

20160818_101750
Puccinellia maritima

Nous empruntons ce petit chemin à travers le pré-salé.

20160818_103433

Le lilas de mer est en régression en Baie de Somme et sa cueillette est réglementée et limitée à un bouquet par famille.

Lilas de mer (Limonium vulgare)
Lilas de mer (Limonium vulgare)

Les feuilles d’obiones peuvent être consommées crues dans les salades ou sous forme de chips, une fois passées au four.

obione faux-pourpier (Halimione portulacoides)
Obione faux-pourpier (Halimione portulacoides)
Polygonum persicaria
Polygonum persicaria

La roquette de mer est comestible et se déguste en salade. Les racines peuvent être consommées aussi crues ou cuites.

Roquette de mer (Cakile maritima)
Roquette de mer (Cakile maritima)

On a rencontré la fameuse salicorne dont on peut consommer les jeunes pousses crues, en salade ou bien blanchies.

Salicorne (Salicornia europaea)
Salicorne (Salicornia europaea)

La suède maritime est également comestible, on la consomme sous forme de mesclun au printemps lorsqu’elle est jeune.

Soude ou suède maritime (Suaeda maritima)
Suède ou soude maritime (Suaeda maritima)

Le chou maritime possède de nombreuses vertus thérapeutiques mais il ne doit pas être cueilli, c’est une espèce protégée.

Crambe maritime
Chou maritime (Crambe maritime)

Nous continuons notre chemin en passant derrière les petites cabanes de la plage.

20160818_105757

20160818_105840

Cette balade était l’occasion de faire un petit bouquet avec les enfants.

20160818_110838

Limonium vulgare
Phragmite communis
Artemisia maritima
Polygonum persicaria
Puccinellia maritima

20160818_114128

Voilà, c’était le dernier billet de cette saga sur ces chouettes vacances. Je souhaite une bonne reprise pour celles et ceux qui sont de déjà fait leur rentrée cette semaine et aux autres de profiter de ces derniers jours de vacances. Portez-vous bien !😉

*** Des bises ***

logo

 

 

 

Saint-Valéry-sur-Somme : Voyage en train à vapeur

Le temps était à la grisaille ce jour là, le matin nous étions retournés nous balader du côté de la plage mais je vous conterai cela demain. Je vais plutôt vous raconter notre petit voyage en train à vapeur que nous avions fait l’après-midi. Désolée pour la qualité des photos, les deux batteries de mon APN m’ayant lâché, j’ai dû continuer avec mon smartphone.

Il est 14h, nous arrivons sur le parking près du port. Nous avons déjà notre ticket de stationnement et nos billets achetés la veille. Nous décidons d’embarquer à bord du train et l’idée fût lumineuse car les wagons se sont très vite remplis et des gens, arrivés juste quelques minutes avant le départ, sont restés sur le quai faute de place.

14h30. La locomotive, datant de la fin du XIXè siècle, arrive, s’accroche et le départ est donné. Le train traverse le pont de l’écluse en direction de la gare de Noyelles-sur-Mer.

20160818_143905

Le train évolue à 20km/h, ce qui permet d’apprécier tranquillement le panorama.

20160818_144457

20160818_144813

20160818_144838

20160818_145449

Fasciné, Antonin n’aura pas quitté la locomotive tout le temps où elle était près de notre wagon !!! Et il peut reproduire parfaitement le bruit du sifflet !!! (rires)

Arrivés à la gare de Noyelles-sur-Mer, la locomotive se décroche et après une rotation file s’accrocher à l’autre bout du train pour repartir dans l’autre sens et emprunter une autre voie en direction du Crotoy.

Entre temps, on voit passer une autre locomotive. On a vraiment senti les conducteurs animés d’une belle passion. J’imagine ce que cela doit être d’être passionné par ces engins et de pouvoir les faire revivre.

20160818_151038

20160818_152330

20160818_152943

Nous arrivons à la gare du Crotoy mais pas le temps de descendre, nous reprenons la correspondance 30 minutes plus tard alors nous choisissons de rester dans notre wagon.

20160818_153521
Authentiques voitures de la Belle Epoque

La locomotive est de retour de ce côté du train.

Et c’est parti pour le voyage de retour.

20160818_160559

20160818_160635

20160818_160955

De nouveau passage par la gare de Noyelles-sur-Mer …

20160818_163123

… avant de rentrer à Saint-Valéry-sur-Somme.

En chemin, on aperçoit des cygnes, des canards sauvages, des aigrettes …

20160818_164609

20160818_164646

20160818_164652

20160818_164724

20160818_165103
Moutons à tête noirs au loin dans le Pré Salé

Nous sommes de retour sur le pont de l’écluse avant d’arriver à notre destination finale.

20160818_165612

20160818_165624

Le trajet entre Saint-Valéry-sur-Somme et Le Crotoy dure environ 1h.

IMG_8025
Carte du réseau ferrovière des Bains de Mer

*** Des bises ***

logo

Saint-Valéry-sur-Somme : L’Herbarium des Remparts

De retour dans la vieille ville, nous parcourons les petites rues fleuries pour nous rendre à l’Herbarium des Remparts, jardin associatif et labellisé Jardins Remarquables.

Les rues de la vieille ville sont fleuries par l’association créée par Nicole Quillot en 1995.

L’Herbarium a été créé en 1996 à l’emplacement de l’ancien jardin de plantes médicinales, cultivé et entretenu pendant des siècles par les religieuses Augustines de l’hôpital. Aujourd’hui réhabilité, les 1 700 m2 de jardin conserve un certain patrimoine végétal, réparti sur plusieurs niveaux : aromatiques, médicinales, tinctoriales, potagères, fruitières … dans une enceinte de vieux murs en galets et silex.

IMG_7775

De jolies décorations accueillent les visiteurs et leur souhaitent la bienvenue …

IMG_7786

La première partie est constituée d’une allée surmontée d’une pergola. De chaques côtés, on peut apprécier cinq biotopes différents : littoral, coteau calcaire, marais, sous-bois et vieux murs ; ainsi que quelques collections de géraniums vivaces, de sauges, d’euphorbes, d’hellébores et d’armoises.

IMG_7789
Les euphorbes
IMG_7791
Une mer de sauges

Un peu partout fleurissent des ardoises ornées de citations, des mots propices à la réflexion et qui nourrissent l’esprit.

IMG_7794

IMG_7800

IMG_7802

IMG_7812

 

IMG_7815

De nombreuses ardoises sont installées et indiquent les noms des plantes.

IMG_7818

IMG_7819

J’ai découvert le rosier de David Austin ‘Rose of Picardy’

IMG_7827

IMG_7833

IMG_7834

Lorsque l’on arrive au niveau de ses escaliers, on a accès à la seconde partie du jardin.

IMG_7835

Un pommier, seul vestige du jardin de jadis, trône au centre d’où partent cinq allées. Divers parterres regroupent par thèmes les ornementales, les anecdotiques, les aromatiques et condimentaires, les alimentaires et médicinales. Mais aussi les plantes tinctoriales et les grandes ombellifères.

IMG_7828

IMG_7831

IMG_7836

IMG_7840

IMG_7841

IMG_7843

IMG_7845

IMG_7866

IMG_7869

IMG_7873

IMG_7874

IMG_7875

IMG_7877

IMG_7878

IMG_7881

IMG_7883

Millet et Sorgho noir :

IMG_7890

IMG_7891

Tiens, du kale pourpre !!!

Atriplex hortensis et Cosmos sulphureus (au dessus)

Echinacea purpurea, guimauve (Althaea officinalis)Tanacetum haradjanii, Ceratostigma plumbaginoides, Pennisetum alocuperoides, Lagurus ovatus, Sedum(photos suivantes)

IMG_7951

IMG_7897

En pénétrant dans cette troisième partie, on pourra admirer les belles vénéneuses, les textiles, des céréales ou encore des chardons. Un bout de parcelle est également dévolu à des groseilliers centenaires.

IMG_7903

IMG_7907

IMG_7913

IMG_7916
Echinops ritro

IMG_7922

IMG_7929

IMG_7931

La dernière partie, le Fruticetum qui est complémentaire de l’Herbarium et qui se trouve au pied des remparts. Cette réalisation est une lecture contemporaine des jardins du Moyen-Âge. C’est l’oeuvre des architectes paysagistes Béatrice Saurel et Michel Racine et il est ouvert seulement depuis l’année dernière. Une pièce d’eau nous accueille puis des arbres fruitiers, pommiers et poiriers, plantés au cœur d’un damier marqué par des traits de céramiques bleues qui évoque le jeu de dames.

IMG_7932

La couleur bleue roi omniprésente est un clin d’œil à la Pastel des teinturiers (Isatis tinctoria). Cet or bleu aussi appelée Waide en Picardie était une plante tinctoriale dont on utilisait les feuilles pour en extraire la couleur.

IMG_7933

IMG_7934

IMG_7935

Le fruticetum est clos d’un tressage de cordages évoquant les plessis des jardins médiévaux et fait référence à l’histoire maritime de la ville.

IMG_7937

Il a aussi vocation d’accueillir des personnes âgées ou à mobilité réduite qui pourront y jardiner.

Pour les informations utiles, le site de l’Herbarium des Remparts se trouve ici et voici une petite vidéo présentant le jardin au printemps.

*** Des bises ***

logo